Mostrando entradas con la etiqueta Enfant prodigue. Mostrar todas las entradas
Mostrando entradas con la etiqueta Enfant prodigue. Mostrar todas las entradas

jueves, 8 de octubre de 2026

IV. Parabole de l'Enfant prodigue en patois du canton de l'Oysan

N° IV.

Patois de l'Oysan.

Parabole de l'Enfant prodigue en patois du canton de l'Oysan, au sud-est de Grenoble.

Parabole de l'Enfant prodigue en patois du canton de l'Oysan, au sud-est de Grenoble.


Ur homme ayit dous garçons. Lou plus jouvein zi dissit: Pare, bailiamé lous bens qu'y déyou avey pe ma part su voutrou heritajeou. 
Lou pare lour fasé lou partajeou de soun bein. Quoque teims apres, lou plus jouvein emporti avey li tout so qu'el ayit agut, s'en fuzé courre loun, din lou pays bas, ounte oul agues tieu dépeinsa soun ben din leys débauches.
Quant oul agué tou migi d'un carou et d'autrou, lo survingué uro grand famira din lou pays qu'oul eré, et ou fuzé talamant redus, qu'ou fuzé oubligi de se louir à ur habitant de leindret que l'envoyé din sa ferma pé garda sous cayouns; iqui ou désiravé de pouvey se rassazia de leys pallalliés que lous cayouns qu'ou gardave migeaveant; mais lungun zi gni en dourave. Enfyn ou rentrei en si meimou, ou dizit: quant ziya lo de valets din la meisoun de moun paré qu'ant de pan en abbondanci et que n'ein souront, et mi mi cravou de fam; la faout que mi aleisou a mou paré et zi direi: Pare, mi aye peichia contra lo cié et devan vou; mi ne siou pas dignou hyeuro d'être appela voutrou garçoun; bita mé avoï voutrou valéts.
Et de suita ou s'êre enchamira. Mes coumma oul approchavé, soun pare l'aperceou de loun et couriéz ver si; zi sauté aou coulein, l'embrassiez en disant: Ah! te veyci moun galloupyn (51 : Cette courte paraphrase est si naturelle, que je n'ai pas cru devoir la supprimer). 
Sour affant zi dissiet: Pare, perdouramé; mi ayé eita un drolou, un détartamela; mi ayé migi avey ley conquiret et lous libertins coumma mi tou ço qu'ous m'ayas beylet; mi ne siou pas dignou hyeuro d'être appela voutrou garçoun. Mes lou paré dissiet a sous valets: aduziez zi vitou sa premeyri roubilli, et lou vitiéz leaou; bittas zi avos uro bagua aou dey, avey seys savattes à lous pieds; aduziez lou vez gras et lou seynas; nous repattarens tous enssens; migens et fazens bonbanci, perçoqué veyci moun garçoun qu'êré mort et oul ei ressussita; oul eré perdu et lou veyqui retrouva; fazens donc fèta.
Pertant lou plus vieux de sous garçous qu'eré pe lous champs, reverit.
Quant ou fuzié prochou de la meisoun oul entendit danssi et chantas; ou souziez un valet per savey de si so qué l'ere; l'ey zi dizit: ou que voutrou frare ey revingu; voutrou pare si jouyoux de lou vey en bourra sanda, a fat tuas lou plus beaou de lous veaoux.
Iquey ici si feou de veyra qu'is fasiants tant de feta per un courrandier, qu'ou ne voullit pas intras dyn la meysoun. Soun pare vayant iquien sourtiez et lou pressiet d'intras avey si; mais ou repondiez à soun pare: l'o zya longtem que mi vous servou sen vous avey jamais desobéi, ma gni men; vous ne m'ayez jamais ren doura, pas soulament un choro per me divertir avey mous camarades; et quan un parein comma iquou, qu'a migé tout son ben avey leys couquirets, ey vingut vous ayez per si fat tuas lou plus beaou de lous veaoux. Son pare zi dissiez: moun garçoun, per vous vous settey téjouz avey mi et mi n'ay ren que ne saye voutrou; mais la fouilli bien fare un festin en rejouissance de ce que mour affant qu'eré mort ei ressussita, oul eré perdus s'ey tourna amassa.

¡Ne eren tres, sempre los tres!: Rosa, Pinín y la Cordera.

II, Parabole de l'enfant prodigue, Selon Saint-Luc, chapitre 15

N° II.

Parabole de l'enfant prodigue,
Selon Saint-Luc, chapitre 15,
Extraite de la Traduction française du Nouveau-Testament, pour l'intelligence des Traductions de cette même Parabole en divers Patois.

Parabole de l'enfant prodigue, Selon Saint-Luc, chapitre 15, Extraite de la Traduction française du Nouveau-Testament, pour l'intelligence des Traductions de cette même Parabole en divers Patois.

Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père: mon père, donnez-moi les biens que je dois avoir pour ma part; et il leur fit le partage de son bien.
Peu de jours après, le plus jeune emportant avec lui tout ce qu'il avait, s'en alla voyager en pays éloignés où il dépensa tout son bien en débauches.
Après qu'il eut tout dissipé, il survint une grande famine dans ce pays-là, et il fut tellement dénué de toutes choses, qu'il fut obligé de s'attacher à un habitant du lieu qui l'envoya dans sa ferme pour y garder des pourceaux. Là il désirait de pouvoir se rassassier des écorces que les pourceaux mangeaient; mais personne ne lui en donnait. Enfin étant entré en lui-même, il dit: “Combien y a-t-il dans la maison de mon père de domestiques qui ont du pain en abondance, et moi je meurs ici de faim; il faut que je me lève, que j'aille trouver mon père et que je lui dise: mon père, j'ai péché contre le ciel et devant vous. Je ne suis pas digne maintenant d'être appelé votre fils; traitez-moi donc comme l'un de vos domestiques.” 
Il se leva donc, et alla trouver son père; mais lorsqu'il était encore loin, son père l'aperçut, et touché de compassion, il courut l'embrasser et le baiser.
Son fils lui dit: “Mon père, j'ai péché contre le ciel et devant vous; je ne suis pas digne maintenant d'être appelé votre fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs: “Apportez-lui promptement sa première robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds; amenez le veau gras et le tuez; mangeons et faisons grande chère, parce que voici mon fils qui était mort et il est ressuscité, il était perdu et il est retrouvé”; et ils firent grande fête.
Cependant son fils aîné qui était au champ revint, et lorsque étant près de la maison, il entendit qu'on dansait, qu'on chantait, il appela un de ses serviteurs pour savoir de lui ce que c'était; "C'est, dit-il, que votre frère est venu, et votre père le voyant plein de vie, a fait tuer le veau gras”. Celui-ci fut si indigné, qu'il ne voulait pas entrer dans la maison; ce qui obligea son père de sortir et de le prier d'entrer avec lui. Mais il répondit à son père: "Il y a long temps que je vous sers sans vous avoir jamais désobéi, néanmoins vous ne m'avez jamais donné seulement un chevreau pour me réjouir avec mes amis; et lorsqu'un fils comme celui-là qui a mangé tout son bien avec des femmes perdues, est venu, vous avez fait tuer pour lui le veau gras”. Son père lui dit: "Mon fils, pour vous, vous êtes toujours avec moi et je n'ai rien qui ne soit à vous; mais il fallait bien faire un festin et nous réjouir, parce que votre frère qui était mort est ressuscité, qu'il était perdu, et qu'il est retrouvé.”